L’autre jour, nous avons vu une mère frapper son enfant de 16 mois. Le petit garçon avait fait mal à un autre enfant. Pour lui apprendre à ne pas frapper, cette mère a donc mis une claque bien sonore sur la petite main du coupable, puis l’a enjoint à demander pardon.
Frapper un enfant pour lui apprendre qu’il ne doit pas frapper relève vraiment d’une cruelle bêtise. Sans compter qu’à la perpétuation de la violence, s’ajoutent les conséquences bien connues aujourd’hui à la fois sur le développement du cerveau et sur l’estime de soi de l’enfant frappé.
Heureusement, à ce moment-là, Oriane était occupée et son attention se portait ailleurs. Je n’aurais pas aimé qu’elle soit non seulement témoin de cette violence à l’égard d’un autre enfant, mais aussi du fait que personne, y compris nous, ses parents, ne soit intervenu.
Cette scène me hante depuis.
D’un certain point de vue, cela me rassure: au moins je ne suis pas totalement immunisée contre cette forme de violence-là.
“Frapper un animal s’appelle cruauté. Frapper un adulte s’appelle agression. Frapper un enfant s’appelle éducation”, cité par Olivier Maurel, La fessée, éditions La Plage.
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