30avril

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30 avril, journée de la non-violence éducative

Lundi 28 avril 2008 - Posté par Juliette

L’association « agir pour les enfants » vous propose de participer le mercredi 30 avril 2008 au Cafézoide, Paris 19ème
à la 5ème édition de la journée de la non violence éducative

Soyons clair, « Il n’y a pas de bonnes fessées ». Aujourd’hui, la nocivité absolue des châtiments corporels n’est plus à démontrer. L’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le Conseil de l’Europe soutiennent sans réserve l’initiative mondiale contre les châtiments corporels à l’encontre des enfants (http://www.endcorporalpunishment.org). La Suède fait figure de précurseur avec sa loi adoptée en 1979 interdisant le recours aux châtiments corporels dans les familles. Depuis, vingt-deux autres pays ont suivi. En France, les châtiments corporels à l’école sont clairement interdits suite une circulaire de l’Education Nationale de 1991. En 2005, un Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (www.oveo.org) a été créé.

Ainsi, tout autour du monde, un nombre croissant d’organisations internationales et nationales, mettent en avant la nécessité de former et soutenir les parents à éduquer sans violence. L’enjeu de la prévention est de taille ! Avec ces objectifs, la journée contre la violence éducative a été lancée en 2004 aux Etats-Unis par l’organisation américaine EPOCH (End Physical Punishment for Children) http://www.stophitting.com/. En 2007, plus de 500 manifestations ont été organisées à travers le monde. En France, pour la 5e fois consécutive, c’est La Maison de l’Enfant, fondée par Catherine Dumonteil Kremer, qui coordonne l’organisation de cette journée. En sus du travail d’information, les parents ont avant tout besoin de soutien pour faire autrement.

Au programme

§ 12h-14h : déjeuner-débat sur le thème du « pétage de plombs » animé par l’association « agir pour les enfants » (www.agirpournosenfants.org)
puis de 14H à 15H débat avec les enfants

§ 14h-18h : échange libre autour d’un stand de livres à emprunter ou à acheter

§ 15h : concert de Luckylise (www.luckylise.com ou www.myspace.com/luckylisemyspace )

En pratique

Cafézoide, 92 bis quai de la Loire, 19ème, métro Laumières ou Jaurès

Entrée : 1€50 pour les enfants, gratuit pour les parents

Repas : compris dans l’entrée pour les enfants, 4€ pour les parents

L’association « agir pour les enfants » vous propose aussi de venir participer à Breuillet, dans l’Essonne, le samedi 3 mai, à un pique-nique toujours sur le thème du « pétage de plombs » (inscription auprès de victorinemeyers@gmail.com). Merci d’apporter des plats à partager.

Liste des livres qu’il sera possible de se procurer sur place
- Poser des limites a son enfant, et le respecter, Catherine Dumonteil Kremer, Jouvence
- La fessée, Olivier Maurel, La Plage
- La véritable nature de l’enfant, Jan Hunt, Editions l’Instant Présent

D’autres livres seront consultables sur place et prêtés aux adhérents de l’association (coût de l’adhésion 5 euros).
Une bibliographie sera disponible, et une vente d’autocollants au profit de la Maison de l’Enfant.

Contacts : Association « agir pour les enfants » : Victorine Meyers 06.64.04.40.24 victorinemeyers@gmail.com ou Claudia Renau 06.70.100.140 claudia@parisbalades.com

Toutes les manifestations en France : http://www.wmaker.net/maisonenfant/

Merci de diffuser cette annonce aux personnes de votre entourage susceptibles d’être intéressées.

Je m’exprime!

Jeudi 29 mars 2007 - Posté par Juliette

Une série, que je regardais l’autre jour à la télé, montrait une scène banale de la vie familiale, un petit-déjeuner, je crois. La famille en question apparaît un peu comme «idéale» dans sa normalité : des sœurs qui se chamaillent, des parents attentifs, gentils, « éclairés », qui se disputent un peu mais pas trop, qui ont la juste dose de sévérité, etc. Et tout à coup quelque chose m’a frappé : la manière la plus courante de ces parents de s’adresser à leurs enfants était l’ordre: «Finis tes céréales, dépêche-toi, va t’habiller, ne parle pas sur ce ton…». Rien de plus «normal», quoi. Mais, ça m’est apparu, tout à coup, complètement incongru, absurde et abusif.
De quel droit donnerais-je des ordres à mes enfants? Parce que je suis mère, détentrice de l’autorité parentale? Je ne me sens aucune supériorité par rapport à l’enfant, et encore moins celui que j’ai désiré, conçu, porté, enfanté. J’ai voulu mettre au monde un être pour pouvoir le chérir et le laisser grandir en liberté, et non exercer un pouvoir sur lui et me venger de mon impuissance passée et actuelle.
Plus les jours passent, plus il me paraît inacceptable qu’on veuille me faire endosser le rôle du chef, tandis que mon enfant me devrait soumission et obéissance. En fait, je n’ai pas envie de jouer un rôle tout court. Je crois, qu’en tant que mère, j’ai certaines fonctions, comme celles de nourrir mon enfant, de répondre à ses besoins et de le protéger, jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin de moi. Et, vraiment, je ne vois pas en quoi ça implique un mode de relation hiérarchique.

Je pense à cette expression, «enfant-roi», et je suis frappée d’y voir, une fois de plus, le reflet de cette culture anti-enfant dans laquelle nous vivons. Celle où le rapport de force est la règle, où l’adulte n’a manifestement pas honte de l’exercer sur plus petit et plus faible que soi. Et là où l’enfant est «roi», c’est juste que ce rapport s’est (en apparence) inversé.

À propos d’inversion, je pense aussi à cette phrase que j’ai entendue plusieurs fois: «Mais laissez ce bébé s’exprimer!», vous savez, quand votre bébé pleure et que vous vous précipitez pour le consoler. Cette phrase - qui est la version manipulatoire du fameux et terrible «laissez-le pleurer» - qui fait passer celui qui la dit pour le défenseur de la liberté d’expression enfantine, et vous pour celui qui l’étouffe. Comme si un tout-petit n’avait que les pleurs pour s’exprimer et non, toute une gamme de signaux d’alerte. Les pleurs n’en sont que les derniers stades, quand tous les autres signaux n’ont pas reçu de réponse adéquate (voire ont été totalement ignorés). Et puis donc, un bébé pleure pour s’exprimer, un peu comme un peintre qui peint pour s’exprimer, ou un poète qui écrit des poèmes? Je trouve ça vraiment bizarre comme idée… j’en suis sûre: quand mon bébé pleure, c’est qu’il me dit que quelque chose ne va pas et me demande d’y remédier. Bref, je ne sais pas s’il «s’exprime», mais en tout cas il exprime quelque chose, il communique avec son entourage.

Et tant pis si tout ça paraît farfelu à certains! ;)

Les yeux qui pétillent

A méditer

Lundi 5 mars 2007 - Posté par Juliette

We worry about what a child will be tomorrow, yet we forget that the child is already someone today.

Stacia Tauscher (une illustre inconnue)

8 mois

Mercredi 28 février 2007 - Posté par Juliette

IMG_1973.jpgMa petite fille tu as 8 mois. Tu tiens à présent bien assise, sans support, et tu adores ça ! Tu ne sais pas encore t’asseoir par toi-même, mais tu commences à quitter cette position sans trop d’encombre. Tu te mets à quatre pattes, mais tu n’avances pas encore. Tu continues à te déplacer sur le ventre, à reculons et en rond, et ta zone d’exploration s’étend petit à petit.

Nous nous sommes aperçus que tu comprenais le mot « tétée ». Si ton Papa te le dit, tu te tournes vers moi. Si je te le dis, tu deviens soudain très attentive et tu te penches vers le sein. D’ailleurs, maintenant tu me signales avec vigueur que tu veux la tétée en grimpant sur moi et en pressant mon sein. Tu aimes t’installer dans des positions très peu académiques et aussi choisir le sein, boire quelques secondes à l’un, puis à l’autre.

La « phase dans les bras » est loin d’être terminée, mais tu apprécies de plus en plus d’être posée pour vaquer à tes occupations, même si tu n’aimes pas que nous nous éloignions trop. J’ai reconnu ce moment, que Jean Liedlof décrit dans Le concept du continuum, où le bébé commence à se déplacer et revient près de sa mère, régulièrement.

Je suis comme le rocher sur lequel tu viens te reposer entre deux baignades dans la mer, te sécher au soleil ou siroter un nectar, avant de replonger de plus belle. Tu tends tes petits bras en me regardant avec cette intensité merveilleuse et je t’attrape et te serre contre moi. Parfois, c’est juste pour quelques secondes, peut-être avais-tu juste besoin de retrouver mon contact ; parfois tu t’installes pour jouer sur mes genoux et nous nous payons de franches rigolades ; tu joues, tu croques un ou deux livres, tu tètes et parfois tu glisses dans un sommeil sans ombres. Tu entrouvres un œil, aspires le téton qui te chatouillait la joue, et après quelques gorgées de ma potion de sorcière aux mille vertus, tu sombres à nouveau, ta petite main posée tendrement sur moi.

Je comprends maintenant comment se construit le sentiment de sécurité intérieure, la « sécurité de base ». Tu peux progressivement te détacher de moi, parce que tu sais que tu peux revenir à tout moment pour te rassurer et te ressourcer. Tu sais que si tu m’appelles je viens. Puissé-je ne jamais briser ta confiance… Petit à petit, au rythme qui est le tien, tu m’appelleras de moins en moins, il te suffira de te dire que tu peux le faire si tu en as vraiment besoin. Et tu auras créé en toi ce lieu sûr, un refuge de tendresse, tu sais, comme ces nids d’oiseau, faits à l’aide de brindilles, de petites plumes, de feuilles, de mousse, de morceaux de tissus glanés ça et là.

Je te regarde grandir et j’apprends tellement !

Une scène de violence éducative ordinaire

Lundi 15 janvier 2007 - Posté par Juliette

MaurelL’autre jour, nous avons vu une mère frapper son enfant de 16 mois. Le petit garçon avait fait mal à un autre enfant. Pour lui apprendre à ne pas frapper, cette mère a donc mis une claque bien sonore sur la petite main du coupable, puis l’a enjoint à demander pardon.
Frapper un enfant pour lui apprendre qu’il ne doit pas frapper relève vraiment d’une cruelle bêtise. Sans compter qu’à la perpétuation de la violence, s’ajoutent les conséquences bien connues aujourd’hui à la fois sur le développement du cerveau et sur l’estime de soi de l’enfant frappé.
Heureusement, à ce moment-là, Oriane était occupée et son attention se portait ailleurs. Je n’aurais pas aimé qu’elle soit non seulement témoin de cette violence à l’égard d’un autre enfant, mais aussi du fait que personne, y compris nous, ses parents, ne soit intervenu.
Cette scène me hante depuis.
D’un certain point de vue, cela me rassure: au moins je ne suis pas totalement immunisée contre cette forme de violence-là.

“Frapper un animal s’appelle cruauté. Frapper un adulte s’appelle agression. Frapper un enfant s’appelle éducation”, cité par Olivier Maurel, La fessée, éditions La Plage.
En savoir plus, cliquez ici.

Demiversaire

Vendredi 29 décembre 2006 - Posté par Juliette

Oriane, mon bébé, mon amour, le 11 décembre dernier tu as eu six mois. Déjà! J’avais l’intention de marquer chaque mois de ta vie par un petit mot ici, mais j’ai laissé filé le temps…
Avant même ton arrivée tu as bouleversé nos vies. Pour toi, nous avons été loin au plus profond de nous-mêmes pour abattre les murs de nos croyances, de nos préjugés, de notre ignorance. Pendant que tu préparais ton éclosion dans mon ventre, nous préparions l’éclosion de nos cœurs et nos yeux se sont petit à petit ouverts. Le regard neuf que nous avons alors jeté sur le monde, je dois te l’avouer, nous as effrayé… Pas facile d’être un tout petit humain!

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1 mois 2 mois 3 mois

Nous avons décidé d’interdire à nos mains les tapes, fessées, claques, coups; d’interdire à notre bouche les mots qui blessent, jugent, dévalorisent, emprisonnent, «caprice», «manipulatrice», «si tu n’es pas sage», «fais-ci», «fais pas ça», «tu dois», «tu ne dois pas», …; de ne t’imposer aucune séparation, qui serait pour toi abandon, tant que tu n’y seras pas prête.
Car les gestes que nous aimons sont caresses et tendresse, les mots que nous aimons, amour, confiance, joie, liberté. (Mais nos langues fourchent souvent, je le crains, car les habitudes sont tenaces…)
Alors, pour t’accueillir chez nous, chez toi, nous avons juste acheté une écharpe porte-bébé. Car il nous a semblé impossible que biberon et sucette se substituent à mon sein, que poussette et transat se substituent à nos bras.

Et puis tu es arrivée, toute chevelue, avec tes traits si fins. Tout à coup, c’est comme si tu avais toujours été là et en même temps nous ne savions pas encore qui tu étais, et nous avions tout à apprendre et encore de hauts murs à abattre. Car, pour ne pas abîmer les ailes fragiles et délicates de ta liberté, petite fée, c’est notre liberté à nous que nous avons à (re)conquérir. Et pour qu’un jour tu puisses prendre ton envol, toute légère, petit papillon, nous nous voulons le plus sûr des cocons.

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4 mois 5 mois 6 mois

Je voulais parler de tes premiers sourires, de ta curiosité pour le monde qui s’est étendue en même temps que ta vision, de ton regard pénétrant, de l’aisance que tu acquiers dans tes mouvements, de ton goût pour la musique, de tes vocalises et de tes discours, de tes premiers éclats de rire… Ton rire… Plus les jours passent et plus tu ris! Je ne me savais pas si clown!
Grâce à toi, moi, petite fille jeune femme si timide et sérieuse, j’arrive à faire le clown!
Que j’aime ton rire… j’ai les larmes aux yeux à chaque fois que je l’entends, c’est la plus belle musique du monde, «une fontaine dans le désert» comme dirait le narrateur du Petit Prince. Je ne sais pas pourquoi ça m’émeut tant…

Puisse ton rire ne jamais se tarir, ma Petite Princesse!



Credo

Samedi 9 septembre 2006 - Posté par Juliette

1. Allaiter…

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2. Porter…

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3. Dormir ensemble…

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4. Consoler, consoler et toujours consoler…

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