30avril

Archive pour avril 2007

Nous avons filé à l’anglaise

Mardi 24 avril 2007 - Posté par Juliette

Oui, une petite semaine dans le Périgord. Nous y avions été invités le jour de notre mariage*. Je ne connaissais pas du tout cette région et ses pierres ocres, sa sinueuse Dordogne et ses falaises, ses châteaux et ses grottes. Et bien sûr, ses vins et sa délicieuse gastronomie, miam! Merci encore à nos hôtes (les grands-parents des cousins d’Oriane) pour leur charmant accueil.

* Pour la petite histoire, nous avons tiré ce bon lors du “jeu des pinces à linge”:

Le voyage a été long, c’est loin la patrie de Cyrano! Voici quelques photos de notre périple…

Au Lardeau (Bergerac), chez nos hôtes
Un grand jardin (et des poules, des lapins, un poney etc.), des lézards qui lézardent sur l’horloge solaire, une sorcière sur son balais qui fait la girouette.

Visite de Bergerac
La pierre ocre, les vieilles bâtisses médiévales, le lilas d’Inde (exclusivité de la ville) pas encore fleuri, Cyrano.

A Monbazillac
Le château, des vignes, un vin doré (mon préféré), un ciel d’outre-mer.

La balade du cingle de Trémolat (un méandre de la Dordogne)
La nature printanière, foisonnante, lumineuse, colorée, vivante.

Beynac sous la pluie
Les rues, à pic, pavées de galets étaient dangereusement glissantes, j’ai eu une sacrée trouille!

Castelnaud (dans la foulée de Beynac et le soleil est revenu)
Un musée sur les armes médiévales, intéressant, mais moi j’ai jeté mon dévolu sur les iris qu’on voyait un peu partout.

Visite de Sarlat (à nouveau sous la pluie)
Cette pierre ocre, décidémemt, donne un cachet vraiment surprenant aux bâtiments de la région, qui possède un patrimoine médiéval et renaissant vraiment impressionnant.

Vue de notre chambre d’hôte à Saint-Julien de Lampon
Nous avons quitté nos cousins de Bergerac pour faire étape à la frontière de la Dordogne et du Lot, plus près de Sarlat. Au roi Carotte que ça s’appelait (le roi carotte, qui désigne dans le coin, celui qui sait être heureux d’un petit bonheur simple, tout-à-fait ce qu’il nous fallait…).

Domme
Un très beau village sur sa crête, une bastide en fait. Sa halle est bâtie sur l’entrée de grottes, nombreuses dans la région (Lascaux n’est pas loin, ce sera peut-être pour une autre fois?).

La Roque-Gageac
Ce village-ci, paraît-il l’un des plus beaux de France, est étrangement coincé entre la Dordogne et la falaise, à laquelle il s’accroche.

Et voilà… c’est beau non?

Plus de photos…

Dordogne Pâques 2007

Self portrait challenge - The body

Mardi 17 avril 2007 - Posté par Juliette

Discrète

Discrète


selfportraitchallenge
Lors de ma première participation au Self portrait challenge, j’avais choisi un sujet facile, qui m’exposait sans m’exposer. Le paradoxe de la grossesse, c’est la beauté d’un corps déformé.
Des expériences que j’ai faites il y a quinze jours avec l’appareil photo, il est ressorti, entre autres, ce cou, cette oreille, la naissance de la chevelure. Une partie du corps qu’on n’expose pas, non qu’elle soit laide, mais juste qu’elle est peu visible, voire cachée. C’est ce qui m’a frappée en regardant cette photo. Et puis la sensualité, aussi, et la tendresse. C’est là que vient se nicher le visage de l’autre, homme ou enfant, dans les moments d’étreinte. Une zone non définie et finalement très intime.

Le Nouveau Monde, Little Miss Sunshine, Slevin

Jeudi 5 avril 2007 - Posté par Juliette

Cela fait bien longtemps que nous ne sommes pas allés au cinéma… Mais après tout, un dvd fait très bien l’affaire aussi pour un petit moment d’évasion.

AfficheLe Nouveau Monde, de Terrence Malick, m’a vraiment transportée par son lyrisme et sa poésie. La musique y fait beaucoup aussi : ouverture symphonique ou ouverture d’opéra, les cordes accompagnant les navires des colons anglais glissant sur l’eau; l’andante du concerto pour piano n° 23 de Mozart -un de mes morceaux de musique préférés-, comme thème des rencontres de John Smith et de l’Indienne Pocahontas.
John Smith, l’homme idéaliste qui rêve d’un nouveau commencement, sur cette terre où la Nature semble si généreuse, qui rêve de fonder une communauté «sur les principes du travail et l’autonomie (…), plus de propriétaires pour nous extorquer le fruit de notre labeur»; mais aussi l’homme tragique, auquel son capitaine dit: «Vous avez l’étoffe d’un meneur, Smith, mais peut-on compter sur vous?», qui ne pourra jamais se fixer et sera l’éternel explorateur, incapable d’un véritable attachement (enfin là c’est peut-être moi qui brode un peu lol).
Capturé par les Indiens, il découvre que ce qu’il pensait «être un rêve était réalité»: ils sont «doux, aimants, fidèles, dépourvus de toute fourberie, (…) ils ne connaissent pas la jalousie ni la notion de possession». C’est le paradis perdu, un thème qui touche chez moi une corde sensible, et qui me fait irrésistiblement penser à Jean Liedloff décrivant la vie chez les Indiens Yekwana.
Pocahontas, fille du chef indien, le sauve et le guide. Elle vit en dansant ou elle danse en vivant, comme une danse des cinq rythmes, dans une gestuelle très belle qui fait se rencontrer l’enfant et le pratiquant de qi gong. Elle s’offre tout entière, comme épouse à John Smith et vous savez ce qu’il répond cet imbécile: «Mais où vivrions-nous?». Il est au paradis, tandis que les Anglais restés au Fort James (quelques cahutes entourées d’une haute palissade contre leurs ennemis (?), pour construire laquelle ils ont abattu tous les arbres du périmètre…) croupissent dans la boue, la faim et les fièvres.
Pocahontas est un personnage tragique, elle-aussi, qui par amour donne les clés du paradis à ceux qui ne les méritent pas. Cela fleure aussi la tragédie grecque, une Ariane et son fil, une Pandore et sa boîte.
Un beau film donc, beau et long, sur lequel j’aurais encore plein de choses à dire.

AfficheLittle Miss Sunshine, Catherine Dumonteil Kremer en parle très bien, allez voir sur son blog(edit: et aussi, un bel article), du coup je ne développe pas. Un très beau film aussi, dans un genre très différent. Une tranche de vie familiale, un peu déjantée (la famille et la tranche de vie, lol), plutôt un road movie familial d’ailleurs. Des scènes émouvantes de tendresse et de délicatesse. J’ai aimé comme son espace est laissé à chaque personnage, non pas tant sur le plan narratif que sur le plan émotionnel. De quoi en prendre de la graine ;) .

AfficheEt enfin, un thriller lui aussi déjanté, et très recherché esthétiquement : Slevin, avec Bruce Willis (non, non, ne fuyez pas! ;) ). Une histoire qui commence sur un quid pro quo, un jeune homme pris pour un autre aux prises avec deux chefs de clan ennemis, vivant reclus et s’espionnant mutuellement du haut de leur gratte-ciel new-yorkais comme deux tours d’ivoire qui se font face, une médecin légiste un peu fofolle qui mène l’enquête, des flics dépassés par les événements, un tueur à gage que personne n’a jamais vu, des dettes de jeu et des bookmakers. Tout cela dans un décor surprenant, qui évoque les seventies. Je n’en dis pas plus…

Self Portrait Challenge - The body

Mardi 3 avril 2007 - Posté par Juliette

Ventre

Un corps peut en cacher un autre


selfportraitchallenge

C’est ma première participation au Self Portrait Challenge. Un challenge par mois, un autoportrait à publier chaque mardi. Ce mois-ci, c’est le corps. J’ai eu envie de montrer ma grossesse, l’expérience la plus incroyable que m’ait fait vivre mon corps, en en portant un autre. Quelques mois où mon corps m’a conduit dans un apprentissage, comme un retour à moi-même. Se reconnecter à ses sensations, à ses émotions. Les odeurs, la pesanteur, la douleur, l’intérieur de soi où gravite une nouvelle génération. Un nouveau soi et un autre soi. Deux êtres naissent -trois en réalité, n’oublions pas le Papa-, à la fin d’un processus, un commencement.


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