30avril

Archive pour janvier 2007

Demain, 19h55… n’oubliez pas!

Mercredi 31 janvier 2007 - Posté par Juliette

5 minutes de répit pour la planète


>>5 minutes de répit pour la planète<<

Soeur de lait

Lundi 29 janvier 2007 - Posté par Juliette

Voilà qu’une deuxième dent a fait son apparition. Plus dans la douceur. Et après cette dure semaine, nous avons retrouvé une Oriane encore plus gaie qu’avant :).
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Sans fil, mais pas sans risques?

Lundi 29 janvier 2007 - Posté par Etienne

Quel est le point commun entre les technologies sans fil GSM (téléphonie mobile), WiFi (réseau informatique), Bluetooth (connexion d’appareils électroniques), DECT (téléphones sans fil) et un four à micro-ondes? Et bien les micro-ondes justement.
Il se trouve que ces derniers jours plusieurs personnes m’ont alerté sur la nocivité de ces micro-ondes. Je me suis donc décidé à faire des recherches, afin de me faire ma propre opinion. Si la nocivité des micro-ondes à des puissances élevées n’est pas à prouver (mettre un gremlin 1 minute à puissance maximale ;)), l’innocuité de ces micro-ondes à faible puissance, elle, reste à prouver. Les différentes études menées sur les téléphones mobiles ont des résultats contradictoires et il semble que très peu d’études soient totalement indépendantes des fabricants. De plus, s’agissant de technologies récentes, nous n’avons pas/peu de recul sur les effets à long terme. Pour finir, les enfants seraient plus vulnérables à ces ondes.
J’ai également découvert l’existence des “électrosensibles”, des personnes extrêmement sensibles aux ondes électromagnétiques (les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques). A la vue des effets qu’ont sur ces personnes les ondes électromagnétiques, il paraît difficile de prétendre qu’elles sont inoffensives. La première réaction, quand on lit leurs récits, c’est de les prendre pour des fous. D’ailleurs, quelqu’un que je connais m’avait dit qu’il était gêné par les réseaux wifi et à l’époque je ne l’avais pas cru non plus. Si les électrosensibles ne sont pas reconnus en France, ce n’est pas le cas dans tous les pays. Alors, on peut y croire ou pas, mais moi j’aurais tendance à y croire et j’ai pour cela une très bonne raison. Sans me définir comme un électrosensible, cela fait longtemps que j’ai constaté que très rapidement quand j’utilise un téléphone mobile apparait une gêne, une espèce de mal de crâne. Cela se produit également quand j’utilise un téléphone sans fil DECT, mais au bout d’un temps plus long.
Le postulat de cette innocuité a permis à ces technologies de nous envahir au mépris du principe de précaution et il est aujourd’hui quasi impossible de se soustraire à ces micro-ondes. La majorité des gens ont sur eux un (si ce n’est pas deux) téléphone mobile, et si vous habitez et travaillez en immeuble vous êtes très probablement exposés en permanence à plusieurs réseaux Wifi et DECT. Ne pouvant éliminer ces micro-ondes, Juliette et moi avons cependant décidé d’en supprimer les sources immédiates. Nos téléphones mobiles restent éteints, nous avons désactivé le wifi de nos ordinateurs portables et rangé nos deux téléphones sans fil. On peut nous prendre pour des fous, mais ça, seul l’avenir nous le dira. Et pour être franc, je préfèrerais que nous ayons pris ces précautions pour rien.

Titien, le pouvoir en face

Jeudi 25 janvier 2007 - Posté par Juliette

Après l’Assemblée nationale, le Sénat. Non, nous ne sommes pas devenus parlementaromaniaques, c’est juste que le Musée du Luxembourg présentait (jusqu’au 21 janvier) une expo sur Titien, et qu’il m’est difficile de résister dès qu’il s’agit de peinture vénitienne de la Renaissance.Titien Le titre, au jeu de mots subtil, est évocateur: Titien était un grand portraitiste, en particulier des hommes de pouvoir de son époque: Charles Quint et son fils Philippe II, François Ier, le Pape Alexandre Farnese. Une salle est consacrée aux femmes, dont quelques fillettes, une autre aux gens de lettres comme l’Aretin ou Pietro Bembo.
Oriane était portée (en écharpe) par son Papa et a fait sensation :). Le guichetier était tout fier de lui délivrer son premier billet (gratuit bien sûr) d’entrée à une exposition, l’un des agents de surveillance des salles lui a fait plein de risettes. Certains visiteurs étaient tout attendris, d’autres semblaient surpris, d’autres encore ont pris des airs indéchiffrables et enfin la plupart ne se sont aperçus… de rien!

Avoir une dent

Mardi 23 janvier 2007 - Posté par Juliette

IMG_1861.jpgJe ne sais pas d’où vient l’expression “avoir une dent contre quelqu’un”, mais en tout cas cette première dent en avait vraiment contre Oriane :(.
24 heures de fièvre, vomissements, diarrhée et un horrible érythème fessier qui a été très certainement le plus douloureux à supporter… Nous avons d’abord cru à une banale gastro, mais quelques indices (mimiques évocatrices et aspect de la gencive) nous ont fait aussi envisager la percée dentaire.
Et finalement, elle est apparue. Pas très visible encore, mais perceptible sous le doigt.
Oriane n’a pas eu la même chance que sa cousine Kali pour qui cette percée s’est déroulée sans coup férir.

Une scène de violence éducative ordinaire

Lundi 15 janvier 2007 - Posté par Juliette

MaurelL’autre jour, nous avons vu une mère frapper son enfant de 16 mois. Le petit garçon avait fait mal à un autre enfant. Pour lui apprendre à ne pas frapper, cette mère a donc mis une claque bien sonore sur la petite main du coupable, puis l’a enjoint à demander pardon.
Frapper un enfant pour lui apprendre qu’il ne doit pas frapper relève vraiment d’une cruelle bêtise. Sans compter qu’à la perpétuation de la violence, s’ajoutent les conséquences bien connues aujourd’hui à la fois sur le développement du cerveau et sur l’estime de soi de l’enfant frappé.
Heureusement, à ce moment-là, Oriane était occupée et son attention se portait ailleurs. Je n’aurais pas aimé qu’elle soit non seulement témoin de cette violence à l’égard d’un autre enfant, mais aussi du fait que personne, y compris nous, ses parents, ne soit intervenu.
Cette scène me hante depuis.
D’un certain point de vue, cela me rassure: au moins je ne suis pas totalement immunisée contre cette forme de violence-là.

“Frapper un animal s’appelle cruauté. Frapper un adulte s’appelle agression. Frapper un enfant s’appelle éducation”, cité par Olivier Maurel, La fessée, éditions La Plage.
En savoir plus, cliquez ici.

7 mois

Jeudi 11 janvier 2007 - Posté par Juliette
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Aujourd’hui, Oriane a 7 mois. Je sais je me répète, mais qu’est-ce le temps passe vite… C’est marrant de voir comme elle évolue de manière progressive, jour après jour un petit peu. Bon bien sûr, il y a des premières fois, celle où elle s’est retournée sur le ventre, et puis vice-versa quand elle s’est reretournée sur le dos. Maintenant elle est complètement à l’aise dans les deux postures. Elle commence un petit peu à ramper, mais plutôt en marche arrière en poussant sur les mains, ou alors elle tourne en rond :).
Beaucoup de choses la font rire, surtout des sons inattendus ou alors des mouvements de notre part qui en quelque sorte modifient la perception qu’elle peut avoir de nous. Par exemple si je me baisse pour ramasser un objet, peut-être a-t-elle l’impression que j’ai rapetissé brusquement.
Je crois que, justement, ce sont ces décalages soudains qui produisent l’effet comique. En tout cas c’est très communicatif :D. D’ailleurs, nous voir rire la fait souvent rire aussi.
Elle s’intéresse maintenant aux petites choses et aux détails, bon mais pas encore au point de ramasser les miettes! Très tôt elle a été très observatrice, et ça se confirme. Tout ce qu’on fait l’intéresse, et elle veut déjà participer en tentant d’attraper tout ce qui passe à sa portée!
C’est rigolo de la voir expérimenter la gravité: prendre un objet, le tenir devant soi, puis le lâcher et regarder en bas, et ça bien sûr ad libitum :).
Et ce qui m’impressionne aussi c’est la très grande variété et la richesse de son expression “verbale”.

Ben oui allez je suis gaga!

Tout est bien qui finit bien

Jeudi 11 janvier 2007 - Posté par Juliette

Finalement, tout se termine bien. Les amendements incriminés ont été retirés. Le ministre de la famille s’était prononcé contre dans la presse, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée leur avaient donnés un avis défavorable, le pronostic n’était pas trop mauvais. Une liberté est donc préservée… pour l’instant.
Autant j’ai trouvé particulièrement intéressants les débats sur cette réforme et appris beaucoup de choses aussi bien sur le fonctionnement législatif que sur ce qui touche à la protection de l’enfance, autant j’avais été sidérée par la mauvaise qualité manifeste du travail de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, qui a inspiré de manière abracadabrante les amendements sur la liberté d’instruction. A ce titre, l’audition de deux inspecteurs généraux de l’Education nationale est édifiante: l’opinion des membres de la commission est clairement déjà faite, l’Education nationale est considérée comme défaillante voire laxiste, les chiffres donnés - trop faibles - ne conviennent pas… pas assez alarmants.
La visite dans la communauté de Tabitha’s place a été un beau coup médiatique, alors que quelques recherches rapides permettent de se rendre compte que la situation de cette communauté était bien connue depuis longtemps et avait déjà servi de prétexte à la même commission en 1998.

Deux articles intéressants:
L’ATTRISTANTE BÊTISE D’UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE de Jean Baubérot, historien, titulaire de la chaire sur la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études.
Dérives, incohérences, et abus du rapport Fenech-Vuilque de Bernard Bel, Secrétaire de l’AFAR (Alliance francophone pour l’accouchement respecté), webmaster du portail « Naissance ».
Voir aussi le rapport et les auditions de la “Commission d’enquête relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs”.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-enq/r3507-rapport.pdf

A l’Assemblée nationale

Mercredi 10 janvier 2007 - Posté par Juliette

assemblee.jpgPour voir ce qu’il advenait des amendements au projet de loi sur la Réforme de la protection de l’enfance s’attaquant à la liberté d’instruction, je me suis branchée sur la séance en direct. Et j’ai trouvé les débats plutôt intéressants. Lors de la discussion générale précédant celle sur les amendements au texte, l’intervention de Claude Leteurtre, député UDF d’une circonscription normande et chirurgien de son métier m’a particulièrement frappée. Je vous en livre un extrait:
“Deuxième sujet de préoccupation, le risque normatif de ce texte : on peut en effet y déceler une volonté, plus ou moins avouée, d’uniformisation des comportements, trait caractéristique de nos sociétés contemporaines, qui s’efforcent de nous faire tous entrer dans des petites cases et de considérer comme anormaux ceux qui échappent à cette tentative. Comme je l’avais déjà observé à l’occasion de la discussion du texte réformant la loi de 1975 sur le handicap, la norme prend de plus en plus de place dans notre société. Le tout sécuritaire et le principe de précaution le montrent bien : hors la norme, point de salut !

L’article premier de ce texte fait ainsi référence à « l’équilibre de l’enfant », d’ailleurs nullement défini puisqu’il est multiforme – physique, mental, économique, mais aussi social… Il est également question de « bien-traitance », notion destinée à nous donner bonne conscience au risque de dissimuler une réalité extrêmement complexe. À intervalles réguliers, il est prévu de vérifier la normalité de l’enfant, puis de l’adolescent et enfin du jeune adulte.

Il est vrai que les règlements départementaux des écoles exigent déjà, à l’instigation du ministère, un « certificat d’aptitude à la vie scolaire » pour l’inscription en maternelle de tout enfant âgé de moins de 6 ans en maternelle, et cela sans aucune base légale : selon l’ordre des médecins, aucun critère n’a été notifié aux médecins généralistes, qui se bornent à délivrer des certificats de non contre-indication à la vie scolaire, ce qui est bien différent ! Il n’en reste pas moins que ces certificats sont une première tentative de normaliser les comportements infantiles…

Force est d’ailleurs de constater que nous ne disposons pas de statistiques fiables sur le nombre de mineurs en danger, comme l’a rappelé l’Observatoire national de l’enfance en danger dans son dernier rapport où il notait que « les sources de données existantes ne permettent pas la connaissance précise de la population des enfants en danger en France ». Il en était de même lors de l’examen de la loi sur le handicap, preuve que les cases dans lesquelles on voudrait faire rentrer certains de nos concitoyens, considérés comme hors norme, ne sont pas adaptées à tous les cas, ce qui est heureux.

Je crains également qu’on applique aux mineurs en danger l’exemple donné par la CNSA, qui a réussi en une seule année à imposer ses grilles de lecture concernant le handicap. Il suffirait alors de remplir des grilles d’évaluation, dont les « plus » et les « moins » donneraient un total, comparable à une norme. Or, comment la complexité d’un individu, en particulier celle d’un enfant en période de structuration mentale, pourrait-elle se juger à l’aune de ces bons et mauvais points ? Ne courons-nous pas le risque de marginaliser des enfants et de les marquer à jamais ? La société s’arrogerait ainsi le droit de décider ceux qui sont « médico-socialement » les bons et les mauvais.
(…)
Je suis bien sûr favorable à un renforcement de la protection de l’enfance. Mais la rédaction du texte montre bien la difficulté qu’il y a à définir des normes comportementales dans une société démocratique où prime la liberté de conscience de tout individu, fût-il un enfant.”

Source: http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2006-2007/104.asp

Cette normalisation à outrance, ce poids de plus en plus grand des institutions qu’on fait peser sur les individus, m’inquiètent vraiment beaucoup. Aussi, j’ai été satisfaite qu’un amendement permette que la consultation du 4e mois de grossesse, qui va devenir “systématique” (entendre “obligatoire”) puisse être faite auprès du professionnel de santé du choix des parents, et non par la PMI, comme le prévoyait le texte. Et dans le même ordre d’idées, que les examens médicaux que devra subir l’enfant à partir de sa sixième année puis tous les trois ans, puissent de même être pratiqués par un médecin libéral et non obligatoirement par le médecin scolaire.

Bon allez, j’y retourne!

Oriane au pays des droits de l’Homme

Mardi 9 janvier 2007 - Posté par Etienne

liberté-égalité-fraternitéOriane, tu ne le sais pas encore, mais tu as énormément de chance, car tu es née en France. La France est un bien beau pays, mais surtout c’est le “pays des droits de l’Homme” dont la devise est “liberté, égalité, fraternité”. Et pourtant…
Voici un petit rappel des droits des parents:
- Déclaration universelle des droits de l’homme, article 26-3 : “Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants”,
- Charte Européenne des droits fondamentaux, article 14-3 : “La liberté de créer des établissements d’enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon les lois nationales qui en régissent l’exercice.”
Et pourtant, dans le cadre de la Réforme sur la protection de l’enfance qui est ces jours-ci en 1ère lecture à l’assemblée nationale, les députés Fenech et Vuilque viennent de déposer à la dernière minute (vendredi dernier) les amendements 127 et 128 qui remettent en cause ces droits.

C’est pourquoi, cher lecteur, je t’invite vivement à aller signer et à faire circuler la pétition “Education : NON au licenciement des parents !”.
Alors que les médias ne cessent de nous parler des violences à l’école, d’enfants en “échec scolaire” ou encore d’enfants atteints de phobie scolaire, je trouve cela d’autant plus incroyable que des parlementaires s’attaquent à ces droits!


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